Les jours de mon pèlerinage 

 

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Sur les traces des pèlerins médiévaux

Mon chemin vers Santiago

de Saint Jean Pied de Port à Santiago de Compostela

par:

Gerhard Eshuis
 

départ:  zaterdag 24 mei 2003
arrivée:    woensdag 25 juni 2003

 

Je remercie Christian Dewez, qui m'a assisté a faire cette traduction

 


 

Naturellement un pèlerinage à saint Jacques de Compostelle commence toujours par la question - pourquoi? Pourquoi marche-t-on plus de 800 kilomètres exposé au soleil et aux orages pendant cinq semaines avec un poids considérable sur le dos? Généralement la réponse n'est pas facile. Pourquoi me suis-je lancé dans cette entreprise? Pour comprendre, il me faut remonter trente ans plus tôt. J'avais alors vingt ans, lorsque j'ai vu un documentaire télévisé en deux parties relative au "Camino", qui m'était alors complètement inconnu. La première partie montrait le parcours du Puy à Roncevaux, la seconde l'itinéraire espagnol : "El Camino Francès". Cette émission m'a tellement fasciné que j'en ai gardé un souvenir vivace. Quelques années plus tard, lorsque j'étudiais l'histoire à l'université (et particulièrement l'histoire médiévale) j'ai découvert le Codex Calixtinus, guide du pèlerinage, écrit en l'an 1132 par un prêtre français Aymeric Picaud. Mon intérêt sur le sujet se renforça, mais ce n'est que l'année dernière que j'envisageais de prendre le "Camino" moi-même.

Les récits du pèlerinage d'un de mes amis, un voyage touristique dans ces régions et un guide de voyage de notre bibliothèque m'ont définitivement aidé à prendre la décision. D'abord il fallait m'exercer, avec un plein baluchon sur le dos, pour voir si j'étais capable de parcourir, à pieds, de longues distances. Ces dernières années j'étais sujet à des douleurs dorsales qui me faisaient douter de mes capacités à marcher sur ces trajets avec 10 à 15 kilogrammes sur le dos, les résultats furent encourageants. Avec mon épouse nous avons enchaîné un certain nombre d'étapes, transposition hollandaise des G.R. français ( sentiers de Grandes Randonnées ), généralement 20 kilomètres par jour, ce qui a eu pour effet d'accroître notre envie de marcher. Je n'étais pas un vrai marcheur, mais, avec ces entraînements pour Compostelle, je le suis devenu.

Ma motivation principale était de découvrir des expériences qu'avait pues vivre des pèlerins médiévaux sur les chemins de Santiago. Même si les conditions, pour notre époque, sont beaucoup plus confortables, j'espérais néanmoins, de cette façon, obtenir plus d'information. Ma démarche était également religieuse et spirituelle. Naturellement pour moi c'était également un défi physique; savoir si j'étais capable de le faire.

Un pèlerinage traditionnel, de chez moi, Dordrecht en Hollande, à Saint Jacques de Compostelle n'était pas envisageable, je ne pourrais pas quitter mon travail et ma famille aussi longtemps. Je pouvais y consacrer une période de cinq semaines, pas plus. Pour disposer de ce capital temps j'ai cumulé le solde de mes congés de l'année dernière avec ceux de cette année. Comme la plupart des pèlerins hollandais j'ai commencé le Camino à Saint Jean Pied de Port, parce que je tenais absolument à faire l'ascension des Pyrénées. Cela, signifiait qu'il me fallait commencer par une des étapes les plus lourdes, 26 kilomètres de montée. Quelque chose qu'on ne peut pas simuler dans notre plat pays.

 

 

Rétrospection

Mon pèlerinage, va-t-il m'apporter tout ce que j'en attends? C'est une question à laquelle il ne pas être répondue par oui ou par non. J'avais tout préparé très bien et les années passées j'avais lu tous les livres au sujet du Camino que je pourrais trouver. Je présentais déjà un peu ce que je pourrais en attendre et la plupart de mes attentes étaient justes. D'autre part, il y a des choses que vous ne pouvez pas imaginer si vous ne les éprouvez pas vous-même. Comme: la cordialité et l'amitié spontanée entre des gens, qui se connaissent à peine et qui vivent dans des circonstances et des pays totalement différents. D'ailleurs, ce qu'on éprouve dépend également fortement des propres individualités et convictions de chacun. C'est différent quand on est inspiré par une religion traditionnelle ou moderniste, catholique ou protestante ou par l'humanisme moderne ou des idées "New age" Cela conditionne fortement vos impressions.

Je n'ai pas eu de visions ou d'hallucinations et honnêtement ne peux pas dire que je les attendais. Ce que j'ai ressenti cependant, c'était une solidarité intense entre les personnes du monde entier. Jeunes et vieux, tout comme moi, veulent approfondir leurs croyances et recherchent l'inspiration. Le pèlerinage n'est pas seulement un voyage physique d'un endroit géographique à un autre mais c'est aussi une introspection, une recherche intérieure et des éléments qui donnent un sens à la vie. Si on a l'esprit ouvert à ces notions, on verra que beaucoup d'événements que nous subissons, ne se produisent pas par hasard et prennent un sens évident. Un pèlerinage à Santiago est différent de vacances ordinaires. Plus que des vacances ordinaires, on est extirpé de la vie quotidienne habituelle. Dans ces conditions, on se comprend beaucoup mieux et aussi que nos relations aux autres, et avec Dieu. Je ne peux pas dire que, que le Camino, a changé beaucoup mes conceptions, mais j'ai l'impression, que je vis beaucoup plus consciemment et plus spirituellement.